| Mardi
1er novembre - Jour 9 |
Zimbabwe |
Aujourd’hui lever à 6h30. Nous ne voulons pas arriver trop tard aux chutes pour
éviter la chaleur et les touristes. Au réveil, pas d’électricité dans la
chambre. Ca commence bien.
Après le petit déjeuner, nous prenons une navette à 7h15, direction les chutes.
A
7h50 nous y sommes. On se fait haranguer par des vendeurs de boissons.
L’entrée est à 20 USD par tête, ils se font plaisir. Je risque même : ils en
profitent largement. C’est moins cher pour monter à la tour Eiffel, qui a des
coûts de fonctionnement qui ne sont pas les mêmes. Bien évidemment, ils
n’acceptent pas leur monnaie locale, le Zimdollar de la part de non locaux.
On ne sait pas comment on va faire, car on commence à manquer de USD. Wait & see...
Bref, nous entrons dans le parc des chutes Victoria. La végétation est complètement sèche, les arbres n’ont plus de feuilles! Et il fait déjà sacrément chaud. Nous arrivons par le côté Ouest de la chute. Le grondement est impressionnant. C’est beau.
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Nous continuons à longer les chutes d’Ouest en Est. On se prend quelques embruns, mais rien de bien méchant. La particularité, c’est que les chutes sont en fait un trou béant dans le sol. Mais nous qui sommes en face, nous sommes à la hauteur de la cime de la chute.
En dessous, un trou de 80 à 110m de profondeur, c’est impressionnant. Nous passons en face de la chute principale et là, malgré la sécheresse environnante on est dans une vraie jungle tropicale. Il y pleut même. Les projections d’eau sont tellement importantes à cet endroit là, que ça permet à une abondante végétation de prospérer. Et les animaux avec : bambis, oiseaux divers et variés, macaques...
Les projections d’eau qui s’accumulent sur les feuilles des arbres ruissellent en une pluie à grosse goutte. C’est amusant et fortement rafraîchissant. Le grondement général est vraiment stupéfiant, c’est vraiment de toute beauté.
Pas de chance, la saison étant particulièrement sèche, le fleuve est au plus bas, et donc la moitié des chutes, du côté Zambie, sont à sec.
Sur les 1700 m de longueur des chutes, la moitié est sans vie. Je n’ose pas imaginer qu’est ce que ça serait si toutes les chutes étaient actives, car c’est déjà fabuleux. Nous finissons notre tour 2 heures après, il est temps, car les touristes arrivent en masse, et il commence à faire très sérieusement chaud. Nous repartons des chutes.
Comme nous sommes assoiffés, nous nous faisons arnaquer. 5 USD pour une bouteille d’eau et un coca. C’est un fait, le touriste est un pigeon. Les vendeurs de boissons sont dans des cahutes sur 50m de long et vous haranguent pour que vous veniez chez eux. C’est assez pénible, et ça n’est qu’un début.
Nous allons à la banque, car il nous faut du liquide. Pas moyen d’obtenir d'USD. Et pour retirer des Zimdollars, pas plus de 800 000 à la fois (ça fait 12 USD environ). C’est vraiment le bordel !
Nous avons besoins de timbres, beaucoup de timbres, car nous tenons à envoyer un
petit mot à chacune des personnes qui à participé au financement de ce fabuleux
voyage de noces.
Et là, pas possible de payer par carte de crédit. Et avec un prix du timbre à
92 000 Zim$, ça fait une sommes pour 80 timbres !
C’est vraiment le bazar.
Enfin le distributeur à limite de retrait, la queue important devant le distributeur, les distributeurs qui ne marchent pas, nous réussissons à retirer 1.6 M ( 24 $), soit une liasse de 2cm d'épaisseur. Ca fait drôle...
Entre tous les trajets , nous sommes accostés de manière incessante par des vendeurs à la sauvette, des mendiants et autres chauffeurs de taxi. C’est pénible, franchement. Je ne sais pas comment réagissent les autres touristes, mais se faire accoster de la sorte ne me donne pas envie de leur acheter quoi que ce soit. Pire, ce seront les dernier chez qui j’achèterai quelque chose. On va manger un bout, à Wimpy, une espèce de McDo un peu pourri. Un bon hamburger ça commençait à me manquer.... ;-o
On va aussi se connecter à internet dans un web café un peu pourri. Il y 10
ordinateurs qui partagent la même connexion 56k.
Ca rame, mais je réussi quand même à jeter un coup d’œil sur mes mails. L’air de
rien, le maniaque de l’internet que je suis commençait à mal vivre sa
déconnexion totale... Ca va mieux du coup.
Nous décidons ensuite d’aller faire un tour au marché aux puces. C’est infernal, on est harcelé en permanence par les vendeurs. Un enfer. Ma casquette NY Yankees a un succès incroyable. Ils veulent tous la troquer. Il en est hors de question.
Nous faisons quelques achats, après palabres et négociations sans fin. Depuis l’entrée, un mec nous suit en nous disant de venir dans son magasin. A plusieurs reprises, je lui fait comprendre qu’il perd son temps. N’en pouvant plus je l’envoie paître franchement méchamment. Cette fois il a compris, il nous lâche. Ce n’est pas trop tôt.
Après cette journée en ville, assez pénible par moments, nous retournons à l’hôtel et enchaînons par un « Sundown cruise »sur le Zambèze, en amont des chutes. Sympa, on a droit à plein d’explications, notamment que le fleuve gagne 2 à 3 m d’eau supplémentaire à son plus haut. J’imagine quand ça arrive aux chutes !
On croise des hippos qui barbotent. Là contrairement à Okavongo, on les verra bien, avec de belles photos de gueules ouvertes.
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Nous voyons aussi en vrac des crocos, singes, fish eagle, on voit même un hippo
mort en train de faire bouffer par un croco.
La chaîne alimentaire ne s’interrompt jamais ! On contemple le coucher de soleil
sur le Zambèze. Le genre de photos qui plait à mon pote de Bretagne !
Après ça, nous nous rendons en ville de nouveau pour aller dîne au Victoria Falls Hotel. Un cadre superbe, bel hôtel au style victorien construit en 1904.
Nous dînons en terrasse. Au menu, filet d’autruche. C’est délicieux ! Nous dépensons pour ce dîner fort sympathique la modique somme de 2 500 000 dollars Zimbabwéens ! Soit 42 $.
Après tout ça, nous regagnons notre base sur les rives du Zambèze, à 5 km de la ville. Encore une journée bien remplie !