| Lundi
31 octobre - Jour 8 |
Botswana / Zimbabwe |
5h30- knock, knock !
La nuit de sommeil a été bonne. Nous nous rendons au petit déjeuner. Il y a un
hippopotame dans les fourrés.
Il a une blessure à la hanche droite, c’est un mâle.
Les hippopotames sont polygames. Un mâle s’occupe d’une dizaine de femelles et est challengé en permanence par des mâles extérieurs qui veulent prendre sa place. C’est la dure loi de la sélection naturelle.
Cet hippo blessé a sans doute cherché à challenger un mâle dominant et a été blessé. Comme il est blessé, il ne peut retourner dans l’eau car les poissons creuseraient encore plus sa plaie, l’empêchant de cicatriser. Donc sa plaie doit d’abord sécher avant qu’il ne puisse retourner dans l’eau. Et dès qu’il sera mieux, il challengera de nouveau le mâle pour prendre le contrôle du clan.
Soit il mourra, soit il gagnera. C’est pour ça qu’il y a très peu de mâles, car ils meurent tous. Voilà pour le mode de vie de l’hippopotame. Seuls les plus forts survivent et fécondent les femelles.
Donc nous avons un hippo qui se promène dans le camp. J’en ai un eu un petit film. C’est marrant un hippo, mais c’est super dangereux !
Ensuite, petit tour en Mokoro. Bien sympathique. Nous entendons un éléphant derrière les fourrés, mais on ne réussit pas à le voir. Ce sera pour une prochaine fois. Retour au camp.
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Vue générale |
Quelques impalas |
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La traditionnelle photo prise du bout du bras |
Un Fish Eagle |
Brunch et puis départ du camp. Nous attendons l’avion qui a du retard. C’est de nouveau un petit coucou. Pour éviter la déconvenue de l’aller, nous avons pris un comprimé de Mercalm. Il vaut mieux prévenir que guérir...
Juste avant de partir, un Kudu dans le camp
Nous partons avec un couple d’allemands qui se rendent dans un autre camp, Mombo
Camp, encore un cran au dessus du nôtre, est-ce possible ?
L’avion arrive. Je prends place à côté du pilote. C’est parti pour 10 minutes de
vol.
Juste après le décollage, nous apercevons un éléphant en train de barboter dans
l’eau. Magnifique.
Puis nous voyons un groupe d’hippopotames au bord de l’eau. Ce pays est dingue !
Nous déposons les allemands et c’est reparti pour 1h30 de vol, direction Kasane
(prononcer Kessani) au Nord du pays.
Le vol se passe. Ca secoue pas mal, la faute à notre petit coucou. Notre pilote
a 24 ans. Ca fait 5 mois qu’il fait ce job. Ce n’est pas rassurant, mais bon,
que peut-on faire ?
Bon, malgré tout ça on arrive entiers à Kasane. Il était temps, car l’effet du
Mercalm commençait à se dissiper. Dès notre arrivée à Kasane nous sommes pris en
charge.
25 Minutes de route plus tard, nous sommes à la frontière avec le Zimbabwe. Mauvaise surprise, il nous faut un visa $30 par tête, ils ne se refusent rien au Zimbabwe. Nous passons la frontière à pied et sommes pris en charge de l’autre côté. Ca y est, nous sommes au Zimbabwe. Nous faisons 45 minutes de route au travers d’une réserve. On croise une patrouille anti-braconnage. Ils sont bien armés.
Nous arrivons enfin à notre hôtel le A’Zambezi River Lodge (Mercure), pas
vraiment beau, mais juste au bord du Zambèze. De l’autre côté du fleuve c’est la
Zambie.
En arrivant sur la ville de Victoria Falls, on voit ce grand nuage brumeux au
dessus des chutes, ça nous rappelle ce nuage de brume en arrivant à Buffalo aux
chutes du Niagara il y a 6 ans.
Nous posons nos affaires. On sent qu’on est dans un endroit à touristes,
contrairement aux 2 précédents pays. Ca nous fait drôle de retrouver la ville et
plein de monde. Bref, après le Botswana, ça nous fait bizarre.
Ca nous déçoit même un peu.
Pour oublier tout ça, on va faire un tour à la piscine.
Pour obtenir des serviettes, il faut passer par une femme en uniforme de
policier. Je la surnomme « Towel Registration Director ». Ca ne rigole pas, il
faut signer un registre et tout. L’eau est super bonne, ça tombe bien, car la
chaleur est étouffante. Nous sommes dans le mois le plus sec de l’année au
Zimbabwe. Après avoir piqué une tête, on se renseigne sur ce qu’on peut faire
pour occuper nos 3 journées sur place. Pas mal de possibilités : survol des
chutes en ULM (non merci !) ou en hélico, safaris divers et variés, bunjee
jumping, rafting....
Par contre il y a un problème et de taille : ils ne prennent que des USD et
nous n’en avons guère plus. Ils n’acceptent pas les dollars Zimbabwéens (les
Zimdollars) qu’on peut retirer au distributeur, n’acceptent pas les cartes de
crédit et ne peuvent pas nous facturer tout sur la note d’hôtel !
Bref, ils ne font pas d’efforts. De là à penser qu’ils ne veulent pas
travailler, il n’y a qu’un pas...que je franchis. Ca nous énerve pas mal en
fait. La perspective de rester 3 jours sans rien faire ne nous réjouit pas trop.
Bon, on pense qu’après un bon dîner, ça ira mieux.
Et bien non ! Tout le système sent le piège à touristes à plein nez. Notamment le dîner buffet à 25 USD/ personne qui nous semble un vol caractérisé. En prenant à la carte, on s’en sortira pour l’équivalent de 15 USD.... à 2 ! On a bien fait de se méfier. Et tout ça, pour un service super long (2h pour un plat /dessert), dans une ambiance « les bronzés » avec une cohorte de touristes français en train de s’extasier devant les danses et chants locaux qui à notre avis ont été crées spécialement pour les touristes. Bref, le contexte général n’est pas aussi plaisant que dans les 2 pays précédents.
Au moins le retour à la « civilisation » nous permet d’échanger des SMS avec des amis et de se tenir informé via CNN et TV5 dans notre chambre. Après une bonne journée de voyage, nous ne faisons pas long feu et je m’endors comme une masse devant la télé. Je n’ai pas perdu mes bonnes habitudes !