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Dimanche 30 octobre - Jour 7
 

Botswana
 


Knock, knock !
Il est 5h30, l’aurore point son nez et je n’ai pas très bien dormi avec tout le raffut de cette nuit.
Le lever de soleil est magnifique.

Après notre toilette et le petit déjeuner, nous partons en safari pédestre. Ca change pas mal.


Une girafe mâle a des taches plus foncées


En mouvement. Elle est magnifique

Ca donne surtout une prospective différente sur la vie de la savane. On apprend les crottes selon les animaux et même selon le type de crotte, si c’est mâle ou femelle.

Par exemple, une femelle éléphant laisse toujours une mare d’urine au même endroit que ses déjections, alors que pour un mâle, c’est séparé ( la 6ème jambe est assez éloignée de l’anus !). Et nous apprenons qu’on peut, selon les crottes savoir si l’éléphant est vieux ou jeune. Un vieil éléphant ayant le système digestif plus fatigué donc moins efficace aura un caca plus fibreux, car moins digéré. Alors que pour un jeune, c’est tout mou !

Voilà, en plus de tout ceci, on inspecte les crottes d’autres bestioles comme celles de la hyène, qui sont toutes blanches, car comme la hyène est un charognard, elle ne se nourrit principalement que d’ossements.

Au-delà des crottes, nous avons aussi observé les traces laissées par les animaux lorsqu’ils passent ou lorsqu’ils se couchent. Bref, une matinée pour le moins intéressante. Retour ensuite au camp. Après le déjeuner, la traditionnelle sieste avant de reprendre les activités à 16h. Il faut dire que ça tape tellement, qu’il est impossible de faire quoi que ce soit pendant ces chaudes heures.

Donc pendant la sieste, j’ai été tiré de la lecture par un bruit que j’espérais entendre aux alentours de notre tente. A savoir, le bruit des branches cassées, arrachées, accompagnées d’un souffle rauque. En l'occurrence un éléphant. Si on regardait autour de la tente, il y avait déjà pas mal de crottes qui attestaient du passage d’un sympathique pachyderme.
Donc nous y voilà. Il y a un éléphant derrière la tente.

Je vais vers l’arrière, je ne le vois pas, mais qu’est-ce que ça bouge dans la végétation. Je le vois partir sur la gauche. Je cours prendre mon appareil, et je sors illico sur notre ponton. Il est en face de moi, superbe. Je me brûle les pieds sur le sol en bois qui sous les rayons du soleil est d’une chaleur extrême.

Je pars prendre mes chaussures et ressort. Dumbo n’est plus là. Mais il est un peu plus loin. Nous aurons le loisir de l’observer, car il restera dans le camp largement une bonne heure. Il faut juste rester prudent, ne pas être le premier à approcher. Sinon, il peut être agressif. Mais Dumbo est bien parmi nous, et s’en donne à cœur joie sur les différents arbres. Je filme ça, bien évidemment.


Notez qu'avec mon blaire d'arménien, je n'ai rien à envier à Dumbo ...


Dans l’action quelque chose d’amusant se passe. Des clients ne peuvent pas partir, car la personne qui a leurs bagages ne peut passer, car l’éléphant a dressé le couvert juste le long du ponton. Et comme il ne faut pas l’approcher les bagages sont de l’autre côté  et y resteront une bonne grosse demie heure. Nous assisterons aussi à une belle séance de « je me gratte le dos en me frottant vigoureusement contre un arbre ». Super moment en tous cas. Merci Dumbo pour ta proximité. Tu repasses quand tu veux, tu sais qu’il y a tout ce que tu aimes ici.

Après toutes ces émotions, le camp était en émoi. Forcément. Mais c’était pour la bonne cause !

Donc après tout ça, notre activité de l’après midi fût nautique. Nous sommes partis en Mokoro, barque traditionnelle de l’Okavongo.
Par contre, la tradition a été adaptée, les barques sont désormais en fibre de verre pour préserver les arbres et l’écosystème de l’Okavongo.

En effet pour pouvoir faire un Mokoro il faut un arbre de grande taille, donc qui a mis longtemps à pousser. Pour continuer dans le registre environnement, le Botswana a choisi un mode de tourisme assez exclusif et fortement limité pour maintenir l’équilibre des réserves et ne pas surexploiter la ressource touristique. D’ailleurs, les autorités veulent tellement maintenir en état les fantastiques espaces naturels que le Botswana s’est débarrassé il y a une dizaine d’années des problèmes de braconnage. Ce qui fait que les éléphant sont en surpopulation (140 000 éléphants pour une taille critique de population de 100 000).

Donc ils parlent d’envoyer ces éléphants dans des endroits où ils sont moins nombreux (Namibie, Zimbabwe, Afrique du Sud). Bon fin de la parenthèse environnementale. Donc, en Mokoro, nous nous sommes promenés dans les marais. Nous avons emprunté des canaux naturels dans ces grandes étendues marécageuses. Ces canaux ont été tracés par le passage des hippopotames qui restent toute la journée dans l’eau et se rendent le soir dans les plaines pour se nourri. En chemin, nous croisons un éléphant impressionnant. Comme d’habitude il était en train de manger (un éléphant se nourrit en moyenne 22h/jour, le reste il dort !).

Un éléphant qui mange, ça fait du bruit. Il était en train de secouer des palmiers en envoyant toute sa puissance. Magnifique !

Le but de ce périple est de se rendre à « l’hippo pool ». Nous y arrivons. A 20m de nous, une dizaine d’hippopotames qui barbotent. Seuls leurs yeux dépassent. Il y a du mouvement de temps en temps, mais rien de transcendant. L’ensemble des Mokoros ont les objectifs rivés sur eux, en attendant le mouvement pour prendre la photo, mais rien ne se passe. Fait exprès, au moment où nous partons, alors que tout le monde avait éteint les appareils, on a eu droit à une magnifique gueule ouverte, bien rose. Tant pis pour la photo, mais on aura cette image en mémoire, ce qui n’est pas si mal.

Nous rentrons au camp, après avoir fait la traditionnelle « pause-boisson-coucher-de-soleil ».
Il ne faut pas traîner, car dès que le jour va tomber les hippopotames vont se mouvoir pour rejoindre la plaine. Arrivés au camp, dîner (précédé de l’apéro bien entendu).

Pendant le dîner, les hyènes sont actives. On les aperçoit même passer sur les passerelles. On est chanceux, car on ne voit jamais les hyènes d’ordinaire. Ensuite retour à notre tente. J’aperçois une étoile filante alors que je suis assis sur le trône. Ils ont bien prévu leur coup, car tous le WC du camp sont des WC panoramiques avec vue sur le paysage. Pas trop courant !

La nuit sera plus calme en bruits environnants que les précédentes, ou alors nous avons tellement mal dormi les 2 premières nuit que nous sommes trop crevés pour entendre quoi que ce soit.

 

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