| Jeudi 27
octobre - Jour 4 |
Namibie |
Aujourd’hui il nous faut aller à Windhoek, la capitale de Namibie. Après un petit déjeuner et le check out de l’hôtel, nous partons à 9h. C’est parti pour un périple de 340km. Nous avons choisi la route la plus longue, avec que de la piste, mais c’est la route qui est plus scénique. Nous n’allons pas être déçus. Arrivés à Solitaire, nous nous réapprovisionnons en essence, boissons et rafraîchissements divers. Coup de bol, ils prennent les cartes de crédit, car nous sommes à cours de liquide et les distributeurs ça n’est pas ça…
Le temps est assez couvert, mais il n’en fait pas moins chaud. Nous repassons le Gaub Pass dans l’autre sens et le Tropique du Capricorne. Nous rejoignons enfin la route C26 qui mène à Windhoek (prononcer « Vintouk »). Là tout de suite, la piste est très différente. Sinueuse, ça monte, ça descend, ça tourne sans arrêt. Pas un chat.
Sur les 200km, nous ne croiserons que 10 voitures à tout casser. Nous arrivons à Gamsberg Pass, col coincé entre deux sommets de plus de 2000m. Pendant plus de 40km, on n’ira pas plus vite que 40km/h. Ca grimpe pas mal et a tourne sans arrêt.
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Nous nous arrêtons pour déjeuner, l’hôtel nous avait préparé des lunch box pour le midi. Ensuite petite promenade digestive. La vue est magnifique, c’est désertique et toujours pas un chat.
En fait , une fois ce passage passé, nous pensions que nous allions redescendre, mais pas du tout. Nous arrivons en fait sur un plateau qui durera jusqu’à notre arrivée à Windhoek. Sur la route, quelques animaux croisés : écureuils, un banc de vautours bien à l’ombre, des singes en pagaille, bref, pas mal d’animaux.
![]() Un petit écureuil (ein kleine Eichhörnchen) en liberté |
![]() Les vautours pris à la jumelle. |
Nous arrivons à Windhoek vers 16h30, le temps de trouver notre hôtel il est 17h. Enfin de la vraie route, ça fait du bien quand même et puis ça secoue un peu moins. Un détail que j’avais failli oublier. Pour photographier une colonie de singes sur la route, j’ai dû effectuer un demi-tour hasardeux qui s’est terminé en ensablement. Impossible d’en sortir. D’autant plus qu’un détail de la voiture m’avait échappé, c’est une propulsion et non pas une traction, ce qui n’a pas facilité les choses dans la manœuvre. Nous avons eu de la chance, un local avec une meilleure habitude de la situation nous a sorti de l’ensablement et deux temps trois mouvements. Et ce, juste avec le bon dosage d’accélération. Il nous avait prévenu : « je vis dans le désert, alors l’ensablement j’ai l’habitude ». Merci au brave homme de nous avoir sorti de ce pétrin.
![]() Que la "route" est belle ... |
![]() ... sans parler du paysage |
Arrivés à Windhoek, nous allons faire quelques courses. L’insécurité doit régner ici, car on nous a conseillé de ne pas aller dans le centre ville le soir. Et l’ensemble des magasins ont des grilles en fer sur leur devanture. Et les portillons ne s’ouvrent que par interphone. Dans le supermarché où nous allons, des militaires gardent les entrées. Ca n’est guère rassurant…
Et notre hôtel, ou plutôt chambre d’hôte est une vraie forteresse : grand portail télécommandé, alarme dans les chambres et un système d’appel d’urgence « Panic call » dans la chambre.
De toute façon nous ne voulions pas voir Windhoek. L’intérêt de notre séjour en Namibie était les paysages et sur ce point, nous avons fait le plein.