Mardi 25 octobre - Jour 2
Namibie
Lever 7h, petit déjeuner à 7h30 en terrasse devant notre chambre. Il fait frisquet, mais très beau, ce qui promet une belle journée.
Nous prenons la route après avoir rendu notre chambre vers 8h30. Tout d’abord une petite halte pour faire quelques courses en ville dans au supermarché.
C’est dingue, mais on se croirait aux States sur plein de points. Une fois garés, on se fait accoster par un « Car Guard » qui nous demande si on veut qu’il garde notre voiture. Amusant. En fait , il est employé par le supermarché, mais si on lui dit oui, il faudra lui filer un pourboire (N$ 2, ce qui équivaut à 2 FRF). On fait nos courses et pas de problèmes. On prend de la glace pour la glacière histoire de tout garder au frais. Avant de prendre la route, on fait un petit tour en ville, histoire de !
On sent l’influence allemande dans l’architecture. Il faut dire que la Namibie était une colonie allemande pendant 50 ans et ce jusqu’en 1915. Autre impression, c’est propre. On voit beaucoup de mecs balayer les bordures des trottoirs, histoire que la ville ne soit pas submergée sous le sable.
On prend la route ensuite. Pendant 50 km, on a droit à de la route goudronnée. Je commence à m’habituer à rouler à gauche et au gabarit impressionnant de notre voiture. Le plus dur, c’est quand même en ville. Tous les repères sont chamboulés, les contrôles aussi. Pour regarder le rétro central, il faut tourner la tête à gauche. Bref après cette considération automobilistique, retour au sujet principal. Nous abandonnons donc la route goudronnée pour de la piste en terre. Ca fait bizzarre. Surtout quand on se fait doubler, on se retrouve dans un nuage de poussière. La route est toute droite sur des kilomètres et des kilomètres. Rien autour si ce n’est du désert. On n’a pas intérêt à avoir de panne !
Pas ou peu de végétation. On voit très au loin des formes de montagne, très sombre. On s’en approche petit à petit, mais toujours rien. C’est parti pour 350 Km de piste, au travers d’un désert sacrément hostile. Petit à petit, la végétation change. Il y a un peu d’herbe très jaune par moment.
A un moment, on voit même une ligne d’arbres, à un endroit ou de l’eau doit couler, une journée ou 2 dans l’année. Et là, au loin (merci les jumelles) une autruche !
On continue la route. On croise une voiture toutes les ½ heure en moyenne. C’est
peu.
Bien évidemment, pas de réseau GSM. Par contre on a la radio. Une des 1ères
chanson auxquelles on aura droit, c’est du Lara Fabian (en anglais).
La piste n’est pas régulière. On va à 80km maxi et dans les virages, il faut y aller à maxi 60km pour pas glisser. C’est quand même chaud par moments.
Le paysage change petit à petit, on commence à voir des montagnes, des touffes de verdures clairsemées.
Nous arrivons à Kusseb pass. Là, nous avons le souffle coupé. Les paysages sont d’une rare beauté. C’est impressionnant. Toujours personne et une chaleur assommante.
Nous continuons. Le paysage maintenant est constitué d’herbe toute jaunie et se découpent au fond des montagnes et d’autres à roche très rouge. Nous nous arrêtons pour déjeuner, mais à l’ombre, il fait quand même trop chaud et surtout trop de mouches. Nous restons au frais dans la voiture (vive la clim). Nous reprenons la route et nous revoilà dans un col d’un autre genre : le Gaub Pass.
En fait, là, nous étions sur un plateau et nous descendons dans une déchirure terrestre de peut-être 50m de profondeur. Très beau, très rocailleux et très sec. Nous passons ensuite le Tropique du Capricorne.
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Nous nous arrêtons ensuite au Rostock Ritz pour prendre un dessert (on nous a recommandé l’endroit).Un lodge dans le plus pur style africain, avec beaucoup de pierre et bien sûr, une vue à vous couper le souffle.
Nous reprenons notre route, les paysages sont magnifiques. Nous arrivons à Solitaire, où il n’y a pas grand chose, si ce n’est un croisement entre 2 pistes principales et une station essence. Ah oui, à propos de l’essence, la recommandation est de faire le plein chaque fois qu’on croise une station (tout les 200km environ) car ils ne sont as toujours approvisionnés…
La route est toujours aussi belle et tout à coup, des Springboks sur le bord, à l’ombre. Joli. Ils s’enfuient quand on sort de la voiture…
Nous arrivons dans notre hôtel, le « Betesda Rest Camp » après plus de 6 heures de piste. Et direct une tête dans la piscine. La chaleur est assommante, + de 35° et sous le soleil c’est bien pire. L’hôtel est super, niché dans une plaine encerclée de montagnes. Magnifique. Dîner à l’hôtel et dodo, car fatigués et demain lever à 5h15…