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Mercredi 2 novembre - Jour 10 |
Zimbabwe |
Aujourd’hui, lever 7h00.
Petit déjeuner à l’hôtel. Puis palabre pour trouver une solution à nos problèmes
postaux.
Je ne suis pas en forme, je me suis réveillé et j’ai eu une migraine assez
foudroyante, qui est venue très, très rapidement et malgré les cachets pris, ça
ne passe pas. Donc tout m’énerve. Notamment cette histoire de timbres et
cartes.Acheter des timbres semble peine perdue.
Nous achetons 40 cartes postales à 1 USD pièce, soit 60 000 Zim$. Et là, on a une nouvelle preuve qu’on nous prend pour des zozos. On achète la carte en $ US, mais la conversion et faite en Zim$ pour débiter notre carte. Et là, on n’est plus à 60 000, mais plutôt à 70 000, plus 5% de surplus car on paie par carte de crédit. Cette plaisanterie de carte postale commence à nous coûter les yeux de la tête. Mais on ne cherche plus à palabrer, ça ne servait à rien.
Nous partons de l’hôtel pour aller faire un tour en hélico au dessus des chutes.
Nous avons réussi hier à trouver une compagnie qui nous permettent de payer avec
notre carte de crédit. Avec 5% de surcharge, bien entendu.
Ma migraine ne passe toujours pas. Je reprends 2 cachets. Il faut dire qu’il
faut particulièrement chaud.
Donc pour aller à l’hélico, une navette vient nous chercher. Nous devons passer en Zambie pour rejoindre la base de décollage.
Donc passage de frontière, par chance, nous n’avons pas à nous occuper des formalités, tout est pris en charge. Nous attendons dans la navette, on se fait accoster bien évidemment par des vendeurs à la sauvette et autres mendiants. Ca n’arrête jamais !
Nous en profitons pour retirer des USD, ou plutôt retirer des Kwachas Zambiens et les convertir en USD. Avec ça on va pouvoir acheter des timbres....allelujah !
Nous arrivons à la base d’hélico et le temps d’embarquer et de faire les explications et c’est parti pour 15 minutes de survol des chutes !
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Pas de chance, comme il fait particulièrement chaud, (40° au plus chaud de la
journée) on a pas mal de turbulences. Ca gâche un peu le plaisir, mais vu de
haut, c’est magnifique !
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On se rend bien compte que seule la moitié des chutes reçoit de l’eau. On survole le « hippo pool » et on aperçoit une troupe d’éléphants. C’est dingue cette Afrique ! Par contre on est content que le vol se finisse. Car on est bien barbouillé avec Anne, avec tous ces tours et demi-tours et turbulences. Et j’ai toujours ma migraine.
On repasse la frontière Zambie/ Zimbabwe et on se rend à la poste, forts de nos
200 USD retiré précédemment. On peut donc acheter nos 80 et quelques timbres et
commencer le collage (et ça prend du temps, l’air de rien).
Une fois tout ça accomplit, nous nous rendons à « the Kingdom ». C’est cool,
c’est climatisé, parce que dehors la chaleur tabasse franchement. Il fait 40° à
l’ombre, c’est infernal !
The Kingdom est un truc qui fait très américain. C’est un hôtel / casino avec un food court. On casse la croûte là bas. J’ai toujours l’estomac retourné de l’hélico et ma migraine. Vraiment pas bien en somme. Nous écrivons nos dernières cartes postales.
Et je vais me connecter 15 minutes à internet, notamment pour faire une message à mon pote Régis et valider les commentaires de mon blog. Après ça, on retourne au marché, on a encore des trucs à acheter. Au delà de ma casquette, ils veulent maintenant troquer mon t-shirt F-Brooklyn to Queens (la ligne F était notre ligne de métro quand on vivait à NYC).
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Décidemment, tout ce qui a trait à NYC a du succès. Bien évidemment, je ne suis pas d’accord.
Bizarre, ils ne m’ont pas proposé de troquer ma petite femme contre quelque pachyderme ou autre antilope. Il y des mystères qu’il ne vaut mieux pas chercher à élucider. Nous rentrons à l’hôtel. Anne prend la direction de la piscine, moi la chambre pour dormir, je suis barbouillé et toujours mal au crâne. Je me mets au frais avec la climatisation et dort un peu.
Je m’occupe aussi de la rédaction de notre carnet de voyage et rejoins Anne à la piscine. Comme il fait chaud, on tient 15 minutes à lire, et puis plouf. C’est un bon rythme. Rythme interrompu par la venue de 3 italiens tellement bruyant (mais qu’est ce qu’ils parlent fort) qu’on a l’impression qu’il y a 10 personnes dans la piscine.
Avec tout ce raffut, impossible de lire. J’aurai pu décider de me baigner, mais
tenant à mes tympans, je préfère rester à l’écart de la source sonore !
Donc on retourne à la chambre. Ensuite dîner à l’hôtel, et là encore une
surprise sympa. Les prix à-la-carte ont doublés en 2 jours ! Le plat est passé
de 300 000 à 600 000 Zim$. Incroyable ! Heureusement qu’on à l’œil. On s’en
sort finalement à se faire facturer les prix d’il y a deux jours en râlant un
peu (Anne surtout, moi, je n’ai pas bronché, je ne suis toujours pas au mieux).
Mon repas se limitera à 2 cocas et un soupe (carottes –agrumes, délicieuse) et
une salade de fruits.
En discutant un peu avec un serveur, on comprends un peu mieux la situation monétaire dans le pays. Le salaire mensuel moyen net approche des 100 USD, mais il y a une inflation de 400% par an dans le pays (prix multipliés par 5). Et les salaires ne sont revus qu'une fois l'an. Donc c'est tendu pour vivre. C'est pour ça que tout le monde cherche à obtenir des USD, car c'est plus stable. Tiens, en parlant des USD, 2 semaines avant notre venue, le Zim$ valait 20 000 USD, alors que le taux est de 60 000 pendant notre séjour. C'est dingue. Je plains les locaux de vivre dans ces conditions là. Car ils sont payés en monnaie locale bien entendu.
On retourne à la chambre. Je m’endors comme une merde devant Lille- Manchester United qui passe en léger différé sur TV5.